28 avril 2005

Post-Doctorats

Comme je l’expliquais dans mon précédent post, un moment difficile dans le parcours d’un chercheur est le moment des postdocs. En effet, on ne commence à faire de la recherche sérieusement, et donc être qualifié de chercheur, que durant sa thèse et c’est un moment relativement agréable (même s’il n’est pas aisé de trouver une bourse ou un contrat, mais si on n’y arrive pas, alors la carrière de chercheur ne débute pas, et je discute ici du parcours d’un chercheur). Une fois cette thèse défendue et le diplôme en poche, on est face à une alternative : quitter le monde de la recherche fondamentale (et se tourner vers l’enseignement supérieur ou l’industrie par exemple) ou s’accrocher davantage.

 

Ayant fait une thèse honnête (défendue en décembre 2001) et ayant publié plusieurs articles durant l’élaboration de cette thèse, j’ai décidé de poursuivre l’aventure. J’ai donc posé ma candidature pour une trentaine de postes et j’en ai décroché un au FNRS pour trois ans. Très récemment, comme mon contrat arrivait à échéance en septembre 2005, j’ai de nouveau posé ma candidature pour une soixantaine de postes afin de décrocher un nouveau contrat. J’ai été sélectionné à trois endroits : Rome, Valence (Espagne) et Amsterdam. Pour différente raisons, j’ai choisi Amsterdam. C’est un nouveau sujet de recherche pour moi, donc je me remets à potasser comme un étudiant. J’ai 5 mois pour être fin prêt. Mais c’est finalement relativement agréable.

 

Comme on peut le constater, la vie d’un chercheur n’est certainement pas un long fleuve tranquille, on passe finalement énormément de temps à chercher de l’argent : pour gagner sa vie et/ou financer sa recherche. Une bonne partie de mon année académique 2004-2005 a été perturbée par ma recherche de postes. Il faut en effet arriver à être informé des postes disponibles, ce n’est pas forcément évident, ça prend en tout cas du temps et de l’énergie. Pendant ce temps on travaille moins (et on a l’esprit préoccupé et le moral quelque peu à plat à mesure qu’on reçoit des réponses négatives). Donc dans la pratique un poste de 3 ans n’est pas un poste de 3 ans. Les USA sont bien organisés pour rendre accessible facilement les annonces d’ouverture des postes (ainsi que le Royaume-Uni) car on peut s’inscrire à des tas de mailing lists et recevoir ainsi les annonces comme email. En Europe, c’est plus difficile de trouver l’information. Mais finalement c’est en Europe que j’ai à chaque fois été sélectionné (bide complet au USA…).

14:54 Écrit par Genorb dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

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