14 mars 2006

Pas de chance

Y a des journées comme ça. Avez-vous déjà remarqué qu’il n’est pas rare que les évènements désagréables s’enchainent pour former des séries casse-bonbons ?

 

Ce matin j’y ai eu droit. Ca commence à la gare de Soignies. Je veux acheter mon billet : bancontact en panne, on ne peut payer qu’en liquide . Comme je n’ai pas 75 euros sur moi, je demande au gars du guichet comment je vais faire. Après qu’un éclair lui traversa le regard (sisi je l’ai vu), il me remplit un formulaire adéquat qui précise la raison pour laquelle je n’ai pas de titre de transport et me dit de prendre mon billet à Bruxelles. Autant vous dire que j’ai espéré tout le trajet (que 26 minutes, mais ça parait long dans ces moments) que le contrôleur ne se pointe pas ; je me voyais mal lui expliquer ma situation dans un train bondé, d’autant qu’il m’aurait demandé pourquoi je n’avais pas pris un aller Soignies-Bruxelles et ensuite seulement prendre mon billet pour Amsterdam à la gare de Bruxelles puisque ce billet interne coute moins de 6 euros. Heureusement, il n’a fait qu’une brève apparition en traversant à toute allure le wagon, on ne l’a plus revu.

 

Arrivé à la capitale, je cavale pour ne pas manquer ma correspondance, arrivé aux guichets, je me rends compte que le guichet international est séparé du guichet national  (ben oui je n’achète jamais mes billets dans cette gare). Il me faut pourtant un aller-retour Bruxelles-Amsterdam et un aller simple Bruxelles-Soignies pour ce vendredi. Il y a une queue pas possible pour les billets internes. Je décide donc d’utiliser les machines à billets : sur les 4 machines qui se trouvaient près du guichet international où je venais d’acheter mon billet, 3 étaient en panne…  heureusement pas de file, juste une fille avant moi. Bon j’ai maitrisé la bête rapidement et je n’ai pas manqué mon train.

 

Cependant, habituellement le train pour Amsterdam est un train hollandais ; cette fois c’était un train de ma SNCB… bizarre. J’ai vite compris, mon train directe ne l’était pas cette fois (ce n’est pas la première fois ceci-dit) et j’ai du changer de train à Roosendaal et donc prendre un train hollandais.

 

Fier comme un wacker  dans mon troisième train de la matinée, je bouquine. Mais on avait bien décidé de m’enquiquiner aujourd’hui  : arrivé à Rotterdam, on nous informe qu’il y a un problème technique et nous restons bloqués plus d’une heure dans cette gare ! J’ai de la chance que le livre que je lis pour l’instant est passionnant…

 

Arrivé à Amsterdam (enfin !), il est clair que la cantine de mon centre de recherche sera fermée à mon arrivée. Je décide alors de gouter la grande gastronomie disponible dans cette gare. De la bouffe de roi parait-il, ca ne doit pas être mauvais. Je me tape donc un King Burger. J’ai survécu.

 

Je prends donc mon quatrième train qui à la bonne idée d’être 5 minutes en retard… Résultat je manque ma correspondance avec mon bus à Amstel et je poirote 25 minutes avant d’enfin me diriger vers mon centre de recherche. Pas mal je suis arrivé à 14h00, c’est cool comme horaire pour débuter une journée de travail non ?

23:12 Écrit par Genorb dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

27 février 2006

Kalif

Bon et bien une petite vingtaine de jours après Rachou, moi aussi j'ai réussi les qualifications pour les postes de maîtres de conférences . Ho y avait pas trop de surprise quand même. Sans vouloir jouer les prétencieux, très objectivement le seul accro possible aurait été éventuellement d’ordre administratif, genre j’ai oublié de donner un document bien précis (les français sont tatillons sur la paperasserie). Maintenant avoir la qualification en poche ne vous donne encore rien  : ça vous donne le droit pendant quatre ans (quand même, ce n'est pas chaque année !) de pouvoir poser votre candidature pour un poste de maître de conférences. Je vous tiens au courant .

23:13 Écrit par Genorb dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

23 février 2006

I can't get no satisfaction... in my live

Je commence par un détail, enfin pour moi mais pas pour tout le monde apparemment… Travaillant à Amsterdam, on n’a pas trop besoin de parler néerlandais pour survivre, d’autant que je n’y vit pas les week-ends et que donc ma vie sociale est ici réduite au stricte minimum. Malgré tout, d’une part on subit un peu de pression pour apprendre cette langue et d’autre part on a aussi éventuellement envie d’apprendre. En janvier je me suis donc inscrit, sans trop réfléchir, aux cours de néerlandais dispensés sur mon lieu de travail. Mais ce n’est qu’à l’arrivée du premier cours que j’ai réalisé que ce n’était pas une très bonne idée. En effet, j’arrive déjà fin de matinée le lundi et je repart début d’après-midi le vendredi, donc je n’ai pas trop le temps de « perdre » encore 3 heures le jeudi après-midi. Je fais donc un peu le mort pendant les 3 premières leçons en me disant que s’ils ne me voient pas, ils m’oublieront. Funeste erreur… J’ai reçu cet email il y a quelques semaines, digne d’une école primaire :

 

Dear Genorb,

 

Your teacher informed me that you've missed three out of three lessons already, without notifying her or me. Please clarify a.s.a.p.

 

Best regards,

Jarma

 

Bon ce n’était pas tout à fait exact car je m’étais excusé pour la première leçon puisque j’étais à Santa Fe pour une conférence. Mais j’avais effectivement fait le mort pour les deux leçons suivantes pensant que ce n’était pas si grave et j’étais là avant tout pour travailler. Il a fallu quelques emails et que mon boss s’en mêle (même si elle n’était pas non plus vraiment d'accord avec moi) pour être libéré de ce cours. Ha on voit bien qu’on n’est pas dans un pays latin : t’as donnée ton accord pour suivre un cours et bien même si t’es mort on va aller faire chier ta veuve mon gars !!

 

Enfin c’est peut-être un détail pour vous mais pour eux ça veut dire beaucoup, ça veut dire que je ne suis pas libre, pas heureux d’être là du tout.

 

Ben oui car s’il n’y avait que ça, ce ne serait rien évidement, mais au niveau boulot c’est la grosse galère (et donc ce truc stupide m'a bien énervé).

Le bilan de ces 4 derniers mois est mince, que dis-je rachitique. Enfin dans mon nouveau sujet de recherche. Heureusement que je continue à travailler sur mon ancien sujet (un papier accepté en février et un deuxième soumis pour publication dans une quinzaine de jours maximum). Je pense que le problème ne vient pas de moi.

 

Ce nouveau sujet de recherche peut être très intéressant, mais il devient très vite compliqué (d'où recours à des codes numériques, ce qu'on s'était bien gardé de me dire pendant mon interview en mars 2005). Ce qui me gêne le plus ici c'est la façon de travailler. Il y a deux seniors. Un homme et une femme [chabadabada], la femme étant le vrai boss. Avec l’homme, il n’y a pas trop de problème (et nous travaillons plus souvent ensemble maintenant car il est le spécialiste du numérique et on m’a demandé d’en faire), mais avec la femme, premièrement elle ne travaille jamais sur notre problème , deuxièmement quand nous avons une discussion c'est toujours dans le flou avec des phrases que je ne comprends pas . Il y a clairement un problème de communication et je pense que ca ne vient pas de moi... Mon plan de recherche : 3 phrases et démerde toi… (et pourtant j’ai l’habitude de travailler seul, j’ai du écrire une dizaine d’articles en étant seul auteur).

 

Apres mon interview en mars, elle (mon boss) m'avait dit qu'elle espérait que le groupe pourrait me suivre vu mon nombre important de publications. Je n'ai pas compris à ce moment là ce qu'elle voulait dire. Maintenant oui, je pense qu'elle s'imaginait que j'allais rapidement produire à mort dans ce domaine... Et elle en bénéficierait, elle n'aurait plus qu'à mettre son nom tranquillement sur les papiers (c'est d'ailleurs le terme texto [benefits] qu'elle a utilisé dans sa réponse à un collaborateur qui avait accepté de me servir de référence scientifique. Celui-ci lui a envoyé une lettre de recommandation, et comme je m’entends très bien avec lui, il m'avait envoyé une copie de la réponse de mon futur boss).

 

Serait-ce une Monia Trumdent numéro 2 ? (Private joke, enfin si ceux à qui c'est destiné comprennent…et Google ne vous aidera pas )

 

Je crois que je vais continuer à jouer la comédie de la journée et bosser sur mon ancien sujet le soir . Mais ce qui est certain c’est que ça ne pourra pas continuer comme ça très longtemps. Et psychologiquement la situation est pénible…Je me demande après combien de temps je vais être viré 

23:08 Écrit par Genorb dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

13 février 2006

C'est un scandale

Je viens de remarquer que tous les commentaires « Haloscan » antérieurs au mois d’octobre ont disparu ? C’est pareil chez vous ? En tout cas ça semble être la même chose chez Lola… C’est triste je trouve. Bon je ne m’amusais pas à les relire avant d’aller dormir mais quand même.

23:04 Écrit par Genorb dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)

19 janvier 2006

Back to Amsterdam

Je suis rentré de ma conf ce dimanche matin. Le bilan est assez positif. La semaine fut très instructive et les exposés relativement intéressants. 

Le voyage était très long. Il m’a fallut 22 heures pour arriver à mon hôtel à Santa Fe (Nouveau Mexique). Je suis passé par Chicago, mais je n’y ai pas vu
Lola. De Bruxelles à Chicago je volais avec American Airlines. Compagnie correcte et ponctuelle, c’est tout ce qu’on leur demande finalement. Les prix sont aussi très compétitifs, même si je trouve qu’ils ont nettement augmenté en peu de temps. De Chicago à Albuquerque, je volais avec United Airlines. A l’heure prévue nous embarquons. Cinq minutes après, on nous demande de descendre car il n’y avait pas… d’équipage !! Ils sont arrivés chacun à leur tour et il a fallut attendre 1 heure de plus avant d’embarquer définitivement. D’Albuquerque à Santa Fe, il fallait prendre des navettes de compagnies privées. Ben oui à ma grande surprise, le train aux Etats-Unis on oublie...

L’hôtel était assez luxueux (voir
ICI). Trop luxueux d’ailleurs et trop cher surtout. 108 dollars la nuit sans le petit déjeuner bien entendu (et encore on avait un prix pour la conférence !). Surement que dans la logique américaine, le petit déjeuner n’est pas compris car ceux qui ne le prenne habituellement pas devrait payer pour les autres ; et aux Etats-Unis chacun paie pour soi, sinon c’est du communisme, non ? Il y avait internet sans fil mais fallait aussi payer. Heureusement dans la salle de conférence, il y avait un second réseau sans fil gratuit celui-là.

Les exposés commençaient tous les jours à 8h, c’est tôt ça… Et les deux premiers jours ça finissait à 20h. Sont fous...

Ma boss est arrivée le mardi vers minuit. Jeudi elle présentait un talk. Moi je présentais un poster les deux premiers jours. J’ai joué au racoleur jusque 20h, on s’amuse comme des fous non ?

Le retour était plus rapide : 16h (et j’étais bien content de revoir ma femme et mes enfants). Le dimanche fut difficile car je n’ai pas pu dormir dans l’avion puisque quand je suis arrivé à Bruxelles à 8h30 il n’était que minuit trente pour moi… J’ai juste somnolé deux heures dans l’après-midi. Mais j’ai dormi 14 heures la nuit du dimanche au lundi. Finalement cette fois j’ai très bien encaissé les deux décalages horaires et je n’avais pas trop la tête dans l’c**.

Pour terminer voici un
lien vers des vidéos de quatre exposés de Richard Feynman. C’est en anglais mais ça vaut vraiment la peine. Son anglais est facile à comprendre je pense.

12:48 Écrit par Genorb dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0)